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Message de la présidente

 présidente : jennifer lynch, c.r.

Le Canada s’est profondément transformé depuis l’adoption de la Charte canadienne des droits et libertés et de la Loi canadienne sur les droits de la personne qui consacrent l’égalité de tous au Canada.

De nos jours, notre façon de promouvoir et de protéger les droits de la personne est un modèle pour le monde. Riche de sa diversité culturelle, notre société ouverte et inclusive est à la base du développement social, culturel et économique de notre pays. Notre attachement indéfectible à l’égalité, à la dignité et au respect fait partie de notre identité nationale. Il est aussi une source de fierté pour tous les Canadiens et Canadiennes.

Ces valeurs fondamentales sont maintenant si bien ancrées dans notre société qu’on pourrait facilement croire que chacun au pays vit à l’abri de la discrimination. En vérité, il y a encore des gens qui se heurtent à la discrimination au Canada. Beaucoup d’Autochtones n’ont pas accès aux nécessités de subsistance. De nombreuses personnes ayant une déficience se butent à des obstacles et sont sous-employées. Des milliers d’immigrants universitaires occupent des emplois qui, le plus souvent, exigent tout au plus des études de niveau secondaire.

Ces problèmes et bien d’autres ont d’ailleurs été mis en lumière par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies lors de son examen de la situation des droits de la personne au Canada. Cet exercice important a été l’occasion d’exposer et de mieux faire connaître nos problèmes de droits de la personne.

Désireux d’étendre leur action, des acteurs du système de protection des droits de la personne – organisations non gouvernementales, associations de défense des droits, parlementaires, syndicats, employeurs, instances judiciaires, universitaires, gens des médias et commissions des droits de la personne – ont exprimé une volonté renouvelée de collaborer pour cerner les nouveaux enjeux et induire des changements positifs dans notre société.

La Commission a continué à exercer un leadership moderne et dynamique et à participer au développement du système de protection des droits de la personne.

En collaboration avec des organisations autochtones de tout le pays, la Commission a instauré des mesures proactives en vue de s’acquitter de sa responsabilité de veiller à ce que les 700 000 Autochtones et plus visés par la Loi sur les Indiens soient mieux informés des protections prévues par la Loi canadienne sur les droits de la personne et mieux en mesure d’accéder aux services de la Commission. Un dialogue s’est également amorcé sur la façon de régler au mieux les différends dans les collectivités elles-mêmes.

De concert avec des employeurs, la Commission a continué à parfaire le Modèle de maturité pour les droits de la personne. Les organisations intéressées peuvent se servir de cet outil comme feuille de route et cadre de mesure du rendement pour favoriser et soutenir une culture des droits de la personne. L’importance ainsi accordée aux principes de l’égalité et du respect influe sur les pratiques quotidiennes et le processus de décision. Par ailleurs, notre programme de vérification de l’équité en matière d’emploi a permis d’aider des employeurs à mettre en œuvre des pratiques à l’égard du personnel pour éliminer les obstacles à l’emploi et améliorer continuellement l’équité en emploi.

La Commission continue à offrir des recours pour régler les problèmes de discrimination. La plupart des différends ont été réglés avant de déboucher sur des plaintes officielles, permettant ainsi de diminuer la détresse psychologique, d’aider les parties à garder le moral, d’accroître la productivité et de faire des économies de temps et d’argent.

Les Canadiens sont demeurés partie prenante à un débat passionné sur la façon de concilier le droit à la liberté d’expression et le droit à l’égalité et à la dignité au Canada. La Commission a présenté aux parlementaires et à la population canadienne une analyse exhaustive et nuancée sur le fond du débat dans son rapport spécial au Parlement, intitulé Liberté d’expression et droit à la protection contre la haine à l’ère d’Internet.

Sur la scène internationale, la Commission a dirigé le Comité international de coordination (CIC) des institutions nationales pour la promotion et la protection des droits de l’homme alors qu’il se consacrait à l’examen de priorités telles que les entreprises et les droits humains, le droit à l’éducation, les droits des personnes ayant une déficience, les droits des peuples autochtones et bien d’autres. Les succès obtenus à la présidence du CIC guideront nos prochaines actions à la présidence du Forum des institutions nationales des droits de l’homme du Commonwealth.

Les droits de la personne, c’est l’affaire de tout le monde – du simple citoyen aux plus gros employeurs du pays. Qu’il s’agisse de la promotion ou de l’exercice de ces droits, le Canada est un modèle pour le monde. Nos réalisations collectives et les défis qui subsistent nous invitent à parfaire et à renforcer les mécanismes mis en place pour promouvoir et protéger les droits humains.

La Commission donne également l’exemple et maintient un milieu professionnel fondé sur le respect, la dignité et la compréhension. Nos employés reconnaissent les efforts déployés à cet égard, comme en témoignent leurs réponses au plus récent Sondage auprès des fonctionnaires fédéraux, sondage où la Commission s’est classée troisième parmi les meilleurs endroits où travailler dans la fonction publique fédérale.

J’ai le privilège d’être à la tête d’un groupe de gens qui œuvrent pour l’égalité, le respect et la justice. Nous croyons en ce que nous faisons et sommes fiers d’appartenir à une organisation soucieuse d’améliorer la vie des Canadiens.

Jennifer Lynch, c.r.
Présidente
Commission canadienne des droits de la personne

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