Suite à la publication du
Rapport sur les progrès réalisés depuis dix ans
dans le domaine des services correctionnels pour femmes – 1996-2006,
de Service correctionel Canada.
Le Service correctionnel du Canada a publié hier un rapport sur les mesures prises pour donner suite aux recommandations formulées dans quatre rapports sur la situation des femmes purgeant une peine de ressort fédéral, dont le rapport de la Commission intitulé Protégeons leurs droits : Examen systémique des droits de la personne dans les services correctionnels destinés aux femmes purgeant une peine de ressort fédéral.
La Commission est consciente des défis auxquels fait face le Service correctionnel du Canada ainsi que des réalités opérationnelles qui sont les siennes et réalise les efforts soutenus qu’il consacre à la gestion de ce secteur fort complexe de l’administration publique. La Commission reconnaît ces efforts et félicite l’organisme pour les mesures prises en vue d’établir un dialogue productif avec la Commission et les partenaires du Service correctionnel. Elle souhaite néanmoins qu’on apporte plus d’attention à la mise en oeuvre des recommandations clés, soit un arbitrage indépendant des décisions relatives à l’isolement et l’établissement d’un organisme indépendant de réparation externe.
Le nombre de délinquantes autochtones incarcérées ne cesse d’augmenter. En effet, si les femmes autochtones ne constituent que 3 % de la population de femmes au Canada, elles comptent pour 31 % des femmes en détention dans les établissements fédéraux. Cette représentation disproportionnée des délinquantes autochtones reflète des questions systémiques plus larges. Cela dit, la Commission est toujours préoccupée du fait que les programmes et politiques du Service correctionnel ne tiennent pas pleinement compte des besoins particuliers des femmes autochtones et ne favorisent pas leur réinsertion rapide, pleine et entière dans la société.
La Commission continuera de travailler de près avec le Service correctionnel du Canada en vue de s’assurer que les principes en matière de droits de la personne continuent d’être pleinement pris en compte dans les processus internes de prise de décision et d’élaboration des politiques de l’organisme. Il nous tarde également de travailler avec le Service correctionnel et ses principaux intervenants en vue d’aller de l’avant de façon créative dans la mise en oeuvre des recommandations clés.